Françoys Lamothe


POÉsie




(La femme du roi - peinture de Paul Gauguin)

Je reste à jamais fasciné


par la magie extatique


de ces années fugaces


quand nos heures s'étiraient


en poses langoureuses


dans l'alignement parfait

des planètes et des corps


​​

quand soupirant nous attisions


avec fougue et délicatesse


nos plus belles passions



quand de ces feux sacrés


nous embrasions ​

toutes les terres gelées


de l'humaine condition



contemplant ainsi

nos plus grands espoirs 


resurgir de partout


pour éclore dans la joie



alors plus rien ne pouvait arrêter


le grand voyage supracosmique 


où nous allions gambadant


jusqu'où la mort n'existe plus






LES ANNÉES FUGACES